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Résidence : Silène Audibert et Elodie Lefebvre
INSA de Lyon 2018-2019

Pour l’ouverture de son nouveau programme « Scène de recherche », le Service culturel de l’INSA Lyon invite en résidence deux artistes plasticiennes respectivement lyonnaise et toulousaine : Silène Audibert et Elodie Lefebvre. En collaboration avec Marie-Pierre Escudié, docteure en sciences humaines et sociales à l’INSA Lyon, elles explorent les liens Femmes / Nature.

De juin à juillet 2019, elles développent leurs recherches autour du conte la Llova, dite aussi la Ramasseuse. Ce conte, extrait du recueil Femmes qui courent avec les loups, de l’écrivaine et chercheuse mexicaine Clarissa Pinkola Estés, éclaire la connexion entre femme et loup dans leur nature sauvage particulière. Le conte évoque une vieille femme récoltant des éléments qui risquent d’être perdus à tout jamais par notre civilisation ; elle les rassemble pour les propulser à nouveau dans la vie.
Ce premier temps de résidence leur permet une réflexion sur leurs pratiques respectives, et d’engager un dialogue sous forme de productions, de pensées, d’écrits, de dessins, de volumes et d’installations. Il pourra faire l’objet d’une collection.
En prolongement de cette résidence, une création continue se développera durant l’année. Plusieurs restitutions rythmeront les rencontres avec le public de juin 2019 à juin 2020.

Les deux artistes se sont rencontrées en 2009 au Festival Carne à Paris, présentant des dessins pour l’une, des sculptures pour l’autre. Elles ont reconnu chez l’autre quelque chose de familier voire de parent, dans leurs pratiques, dans l’usage de représentations hybrides, symboliques, qui produisent une sensation d’étrangeté parfois teintée d‘un humour décalé.

Pour Silène Audibert, cela se passe dans l’espace de la feuille, par la matière du trait, en noir et blanc comme en couleur. Elle sature ses formes souvent très ramassées en danses sensuelles qui provoquent une sorte de transe pour l’œil, et crée un débordement qui s’échappe du cadre. De là, elle fait vibrer la pulsion d’être au monde.

Chez Elodie Lefebvre, dans ses vidéos comme dans ses sculptures et ses installations, le travail s’établit sur la dualité, de sens et de forme. Elle travaille « au-delà du vu » lorsqu’elle interroge les rapports de force et les ambiguïtés qui animent les relations humaines, ou lorsqu’elle explore la vision animale avec des professeurs de l’université du Minais Gérais au Brésil.

Marie-Pierre Escudié (membre de l’Institut Gaston Berger) travaille actuellement sur un corpus de textes écoféministes et sur la question de la responsabilité et de l’éthique de l’ingénieur. Cette recherche nourrit des « cours à la carte » en sciences humaines et sociales, enseignés au Centre des Humanités (cours à la carte sur le genre depuis 2018 et projet sur le thème de l’amour).